Ostéopathie Crânio-Sacrée, une ostéopathie douce

L'ostéopathie crânio-sacrée est une méthode thérapeutique dont le but vise à corriger les différentes restrictions qui affectent notre système crânio-sacré, de sorte que les méninges ainsi que les os du cerveau retrouvent leur liberté de mouvement naturelle et, que le rythme soit restauré. On l’appelle crânio-sacrée parce qu’elle englobe tous les os du crâne, de la face, de la bouche et s’étend à la partie inférieure de la moelle, par un concept de somototopie, jusqu’au sacrum. 

Ce type de thérapie implique une approche beaucoup plus douce qui laisse le système crânio-sacré s’accorder harmonieusement, comparativement à une approche plus mécanique qui « évalue et répare » le problème.

L'ostéopathie Crânio-sacrée contribue à lever les obstacles que le système physiologique normal n’arrive pas à équilibrer. Elle accompagne le corps dans son rôle naturel « d’autocorrection » du système crânio-sacré.

Ainsi, lorsque les règles d’approche sont respectées, il ne peut y avoir d’erreurs ou d’effets secondaires de la part du thérapeute lui-même car c’est le système lui-même qui décide comment la correction doit être faite. Un thérapeute ne fait que lever les obstacles, activer et renforcer le système.

L'ostéopathie Crânio-sacrée est une technique douce, non agressive. 

La technique consiste donc à exercer une pression légère et spécifique sur la structure en lésion, ce qui facilitera les mécanismes d’autorégulation du corps humain. Le rythme joue un rôle primordial comme "détecteur de signification" du processus déclenché.

La main délicate du thérapeute évalue et augmente le fonctionnement physiologique du corps. Le praticien relâche les restrictions du système crânio-sacré pour augmenter le fonctionnement du système nerveux central.

Ainsi le processus naturel d'autorégulation du corps permettra de retrouver un fonctionnement équilibré. Cette technique peut aussi être utilisée en temps que prévention.

L'histoire de l'ostéopathie...

l’Ostéopathie commence à être pratiquée dès la fin du XIX° siècle, au Nouveau Monde.

Andrew Taylor Still, connu comme le fondateur de l'ostéopathie, étudie  d'abord la médecine avec son père, se plonge dans une vaste littérature médicale, et s'enthousiasme en particulier pour l'anatomie. Dès les années 1870, il s'intéresse au bonesetting, une forme de manipulation utilisée pour traiter les affections orthopédiques. En 1892, il fonde l’American School of Ostéopathy, marqué par quelques notions clefs  défendues par certains de ses contemporains (Davis, Babbitt, Evans...) en particulier cette conception de la santé définie comme l'interaction harmonieuse entre les parties du corps et un fluide y circulant sans obstruction.

Il affirme l’unité de l’organisme et ses capacités d’auto-guérison, les liens entre la structure et la fonction et met au point des techniques structurelles, manipulatives, qui permettent de résoudre des souffrances en rééquilibrant les désordres articulaires..

William Gardner Sutherland, issu d'une famille modeste d'origine écossaise, finit en 1900 sa formation auprès de Still. Déjà au cours de celle-ci, il s'intéresse plus particulièrement à l'architecture des crânes. Ses recherches le conduisent à penser que la manipulation des os crâniens peut avoir des conséquences sur l'ensemble de l'organisme. Sutherland perçoit de plus "un micro-mouvement ondulatoire" au niveau des os du crâne. Bientôt, c'est dans tous les tissus de l'organisme qu'est repéré ce qui se nommera bientôt le « mouvement respiratoire primaire» (first respiration ou Cranial Rythmic Impulse = CRI en anglais).

Ce mouvement, permanent et synchrone dans l'ensemble du corps, constitue de fait une continuité fonctionnelle notamment entre le crâne et le bassin. C'est la naissance de "la thérapie crânio-sacrée".

Désormais toutes les bases de l’ostéopathie moderne sont en place. Le fonctionnement du Mouvement Respiratoire Primaire s’éclaire peu à peu, les techniques évoluent… Deux axes principaux de travail se développent. Les techniques structurelles (manipulations) qui s’occupent de la « position » des pièces osseuses et les techniques fonctionnelles qui, elles, regardent le « mouvement » (techniques douces).

« L’ostéopathie est l’art de diagnostiquer et de traiter, par la main, les dysfonctions de la micromobilité des tissus du corps, qui entraînent des troubles fonctionnels pouvant perturber l’état de santé .» Le référentiel de l’ostéopathie, octobre 2001

Au milieu du XX° siècle Harold Magoun livre une première grande synthèse des techniques crâniennes. Celles-ci se révèlent efficaces pour nombre d'affections telles les migraines, les fatigues chroniques, les douleurs cervicales...

Et c’est à cette époque que l’ostéopathie pénètre le vieux continent, elle s’implante à Paris et de là à Londres et Genève.

Dans ce grand mouvement, si des évolutions se font au sein de l'ostéopathie même, beaucoup de praticiens partent sur leur propre chemin pour fonder de nouvelles méthodes, souvent en s'appuyant sur le MRP. On peut citer parmi ces méthodes inspirées en partie au moins de l'ostéopathie et du MRP : la microkinésithérapie (qui parle aujourd'hui de manifestation rythmique palpatoire), la biokinergie, la fasciathérapie, et aux confins de l'ostéopathie : la Méthode Poyet.

La Séance...

L'Expérience...

Le travail s’exerce à plusieurs niveaux de structure et d’action. Le traitement crânio-sacré soutient aussi bien le système nerveux autonome et central que l’appareil locomoteur. Il intensifie l'autorégulation, les forces d’autoguérison, la compétence immunitaire, et stimule simultanément divers systèmes corporels, le corps est relaxé de l’extérieur vers l’intérieur.

La thérapie Crânio-sacrée a un vaste champ d’application : d’une part, elle est importante pour la régénération et le maintien de la santé et d’autre part, elle soutient les processus de guérison dans le traitement des troubles et des maladies.

Elle permet aussi d’agir à un niveau plus profond et plus subtil, celui du liquide, à partir du niveau externe, celui des os et du tissu conjonctif.

Le thérapeute soutient le client à différents niveaux par sa présence. Le corps, l’esprit et l’âme formant ensemble une unité naturelle, les niveaux de vécu humain peuvent se manifester ensemble ou séparément :

• le niveau corporel (physique et énergétique)

• le niveau émotionnel

• le niveau spirituel et mental

• le niveau psychique

Il existe plusieurs notions et interprétations qui sont l’expression de la respiration primaire et du plan de traitement inhérent. Le traitement crée un espace où la guérison est possible et où les aspects du corps, de l’âme et de l’esprit peuvent être vécus en tant qu’unité. Une nouvelle sensation corporelle peut être instaurée.

Durée et cadre d'une séance...

Une séance dure près d’une heure. La personne garde ses vêtements et repose sur la table de massage ; dans certains cas, elle peut aussi rester assise.

Le patient ressent les effets de la thérapie dès le début de la séance et perçoit un changement après une nuit passée et travaille sur cinq jours. Celui-ci peut prendre des formes très diverses : meilleure sensation de bien-être corporel, de points chauds ou froids, moins de stases (Arrêt ou ralentissement considérable de la circulation ou de l'écoulement d'un liquide organique), meilleure circulation, diminution des douleurs, équilibre des systèmes corporels et émotionnels, meilleur état général, plus grand éveil des sens.

 

Les indications...

Ce traitement est particulièrement bénéfique après un accident ou lors de maladies de l’appareil locomoteur tels qu’un traumatisme d’accélération crânio-cervical, des problèmes musculaires ou articulaires, des perturbations du système lymphatique, immunitaire ou hormonal ou des troubles du sommeil, mais aussi dans des situations éprouvantes de la vie ou des états de stress et d’épuisement.

Les problèmes statiques, visuels ou auditifs, les signes de stress, les allergies et l’asthme sont également sur la liste des indications.

La thérapie Crânio-sacrée est également indiquée chez les enfants souffrant de troubles du développement, d’hyperactivité, de dyslexie, de difficultés d’apprentissage, de malposition dentaire ou de problèmes de l’articulation temporomandibulaire.

Même le traitement des nourrissons est un important domaine d’application : ainsi, la thérapie crânio-sacrée peut être utilisée chez les bébés qui hurlent, souffrent de coliques, présentent des problèmes de développement ou par ex. lors de trouble du déficit d’attention/hyperactivité (TDAH).

Effet curatif ou préventif

La thérapie crânio-sacrée peut être très bénéfique dans le traitement des affections suivantes :

  • maux de tête et migraine ;
  • stress et insomnie ;
  • problèmes de la nuque et du dos ;
  • instabilité du bassin ;
  • dysfonctionnement de l’articulation temporo-maxillaire et douleurs du visage ;
  • problèmes digestifs, crampes abdominales et constipation liés au stress ;
  • problèmes respiratoires et asthme ;
  • rhinite, sinusite, otite ;
  • fatigue chronique, apathie et dépression ;
  • problèmes émotionnels et post-traumatiques ;
  • fibromyalgie.
  • Ainsi, les bébés et les enfants peuvent également tirer parti d’un traitement par la thérapie crânio-sacrée dans les cas suivants :
  • traumatisme à la naissance (déformation du crâne et torticolis) ;
  • bébés pleureurs ;
  • reflux et constipation ;
  • hyperactivité ;
  • énurésie nocturne ;
  • problème de motricité et de coordination ;
  • difficultés d’apprentissage et comportementales,
  • troubles de la concentration ;
  • dyslexie et dyscalculie ;
  • syndromes autistiformes.
  • Ces listes sont indicatives.